Les cheveux à travers les civilisations, l'histoire et la poésie
|  LA CULTURE INDIENNE | Avoir une belle coiffure, des cheveux éclatants, c'est un don des dieux. C'est certainement un des plus beaux attraits de l'élégance féminine.
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|  | | SIGHT OF THE FAMOUS INDIAN TAJMHAL In the south of India , within the temple of Tipuari, of the thousands of women each day, offer which they have of more invaluable, their splendid ornament of hair, as an offering, with the Vishnou god, so that it raises their most expensive wishes ....... |
|  LA COIFFURE DANS L'EGYPTE ANCIENNE |  | | Le site Africamaat explique l'origine "Nègre" des coiffures de l'Egypte ancienne. L'article proposé comporte des références bibliographiques avec illustrations à l'appui. | |
|  LA COIFFURE AU MOYEN AGE |  | | Magnifique blog merveilleusement illustré et documenté. Soyez curieux, allez voir, c'est vraiment très beau et instructif.... | |
|  LA COIFFURE DU XIIème au XVIIIème SIECLE |  | | Il s'agit du chapitre suivant toujours aussi bien réalisé et intéressant... | |
|  LA COIFFURE AFRICAINE DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS |  | | Une coiffure qui évolue au gré des époques et de leurs nécessités... | |
| |  POEME : Apollinaire | Le poète Guillaume Apollinaire, dans le reccueil "Alcools", à travers ces quelques vers décrit sa vision des femmes Rhénanes et parle de leurs cheveux avec le lyrisme que lui inspire les gens, les paysages et certainement les mythes et légendes que le rhin, fleuve majestueux, a fait naître au fil des siècles:
Nuit rhénane
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme Écoutez la chanson lente d'un batelier Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde Que je n'entende plus le chant du batelier Et mettez près de moi toutes les filles blondes Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter La voix chante toujours à en râle-mourir Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
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|  Texte Biblique | Extrait de la bible, scène pendant laquelle une femme essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux.
Un Pharisien l'invita à manger avec lui ; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table. Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum. Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum. A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : "Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse !" Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : "Simon, j'ai quelque chose à te dire" "Parle, maître", répond-il. "Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait 500 deniers, l'autre 50. Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ?" Simon répondit : "Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus." Il lui dit : "Tu as bien jugé." Et, se tournant vers la femme : "Tu vois cette femme ? Dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas donné de baiser ; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers. Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête ; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds. A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour." Puis il dit à la femme : "Tes péchés sont remis." Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : "Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ?" Mais il dit à la femme : "Ta foi t'a sauvée ; va en paix." |
|  POEME : Du Bellay | Joachim Du Bellay dans le poème intitulé Ces Cheveux d'or extrait du recueil "Les Regrets" commence par décrire le lien de sont attachement en parlant de la chevelure blonde de la dame comme de la corde qui retient son coeur envahi du sentiment amoureux......
Ces cheveux d'or sont les liens, Madame, Dont fut premier ma liberté surprise Amour la flamme autour du coeur éprise, Ces yeux le trait qui me transperce l'âme.
Forts sont les noeuds, âpre et vive la flamme, Le coup de main à tirer bien apprise, Et toutefois j'aime, j'adore et prise Ce qui m'étreint, qui me brûle et entame.
Pour briser donc, pour éteindre et guérir Ce dur lien, cette ardeur, cette plaie, Je ne quiers fer, liqueur, ni médecine
L'heur et plaisir que ce m'est de périr De telle main ne permet que j'essaie Glaive tranchant, ni froideur, ni racine.
Du Bellay, Les Regrets
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|  POEME : Charles Baudelaire | Magnifique poème de Charles BAUDELAIRE "La Chevelure" tiré des Fleurs du Mal, ou pour parler de la femme il en sublime la chevelure dans une poétique capiteuse aux nuances velours sombre.
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !
La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.
J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :
Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.
Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé !
Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron.
Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
Charles Baudelaire**, [Les Fleurs du Mal] |
|  POEME : Apollinaire | Guillaume Apollinaire a participé à l'effroyable guerre de 14-18, il en parle dans ce poème et se questionne sur le sens de la guerre, sur sa vie. Il dit que pour lui est venu le temps de la "raison ardente" qui revêt l'aspect "d'une adorable rousse". Est-ce l'amour qu'il appelle de ses voeux pour oublier les horreurs de la guerre, est-ce la mort, est-ce une nouvelle vie qu'il voudrait se construire ou serait bannies les atrocités de la guerre, ou peut-être recherche t'il l'échappatoire et l'oubli temporaire que procure la prise de quelques alcools forts ?
Me voici devant tous un homme plein de sens Connaissant la vie et de la mort ce qu'un vivant peut connaître Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l'amour Ayant su quelquefois imposer ses idées Connaissant plusieurs langages Ayant pas mal voyagé Ayant vu la guerre dans l'Artillerie et l'Infanterie Blessé à la tête trépané sous le chloroforme Ayant perdu ses meilleurs amis dans l'effroyable lutte Je sais d'ancien et de nouveau autant qu'un homme seul pourrait des deux savoir Et sans m'inquiéter aujourd'hui de cette guerre Entre nous et pour nous mes amis Je juge cette longue querelle de la tradition et de l'invention De l'Ordre de l'Aventure Vous dont la bouche est faite à l'image de celle de Dieu Bouche qui est l'ordre même Soyez indulgents quand vous nous comparez A ceux qui furent la perfection de l'ordre Nous qui quêtons partout l'aventure Nous ne sommes pas vos ennemis Nous voulons nous donner de vastes et d'étranges domaines Où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues Mille phantasmes impondérables Auxquels il faut donner de la réalité Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait Il y a aussi le temps qu'on peut chasser ou faire revenir Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières De l'illimité et de l'avenir Pitié pour nos erreurs pitié pour nos péchés Voici que vient l'été la saison violente Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps O Soleil c'est le temps de la raison ardente Et j'attends Pour la suivre toujours la forme noble et douce Qu'elle prend afin que je l'aime seulement Elle vient et m'attire ainsi qu'un fer l'aimant Elle a l'aspect charmant D'une adorable rousse Ses cheveux sont d'or on dirait Un bel éclair qui durerait Ou ces flammes qui se pavanent Dans les roses-thé qui se fanent Mais riez de moi Hommes de partout surtout gens d'ici Car il y a tant de choses que je n'ose vous dire Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire Ayez pitié de moi
Guillaume Apollinaire,
[La Jolie Rousse]
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|  POEME : Ronsard | Quelques vers de Pierre de Ronsard, lui aussi joliment inspiré par la chevelure féminine. Il écrit : "la roussoyante Aurore".
De ses cheveux la roussoyante Aurore Éparsement les Indes remplissait, Et jà le ciel à longs traits rougissait De maint émail qui le matin décore,
Quand elle vit la Nymphe que j'adore Tresser son chef, dont l'or, qui jaunissait, Du crêpe honneur du sien éblouissait, Voire elle-même et tout le ciel encore.
Lors ses cheveux vergogneuse arracha, Si qu'en pleurant sa face elle cacha, Tant la beauté des beautés lui ennuie
Et ses soupirs parmi l'air se suivants, Trois jours entiers enfantèrent des vents, Sa honte un feu, et ses yeux une pluie.
Pierre de RONSARD
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|  POEME : Aragon | | Louis Aragon nourishes his poetry of his life with Elsa Triolet, his wife. It caps its hair in front of its mirror while the tragedy of the love is played which would not resist the time which passes, the only beauty which residence is not this step that of the heart? //Ce was with the right in the middle of our tragedy And during a long day sitting with its mirror It painted its golden hair I believed to see Its patients hands to calm a fire It was with the right in the middle of our tragedy And during a long day sitting with its mirror It painted its golden hair and j' would have said It was with the right in the middle of our tragedy That she played an air of toothing-stone without believing in it During all this long sitted day its mirror has She painted her golden hair and I would have said That it martyrisait with pleasure its memory During all this long day sitting with its mirror To revive the flowers without end of the fire Without saying what another in its place would have said It martyrisait with pleasure its memory It was in the good medium of our tragedy The world resembled this cursed mirror The comb divided fires of this moire And these fires lit corners of my memory It was with the right in the middle of our tragedy As in the week sat Thursday And during a long day sitting with its memory She saw with far dying in her mirror One by one actors of our tragedy And which is the best of this cursed world And you know their names without I saying to them And what the flames of the long evenings mean And its gilded hair when it comes to sit down And to comb without anything to say a reflection of fire Louis Aragon , [Elsa with the Mirror] |
|  POEME : Mallarmé | Beau poème de Stéphane MALLARMÉ, sur la beauté de la chevelure féminine......:
La chevelure
La chevelure vol d'une flamme à l'extrême Occident de désirs pour la tout déployer Se pose (je dirais mourir un diadème) Vers le front couronné son ancien foyer
Mais sans or soupirer que cette vive nue L'ignition du feu toujours intérieur Originellement la seule continue Dans le joyau de l'oeil véridique ou rieur
Une nudité de héros tendre diffame Celle qui ne mouvant astre ni feux au doigt Rien qu'à simplifier avec gloire la femme Accomplit par son chef fulgurante l'exploit
De semer de rubis le doute qu'elle écorche Ainsi qu'une joyeuse et tutélaire torche.
Stéphane Mallarmé
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